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Roadshow Porsche sur le circuit du Laquais: essais 911 Turbo S et Panamera 4 E-Hybrid

Roadshow Porsche sur le circuit du Laquais: essais 911 Turbo S et Panamera 4 E-Hybrid

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Roadshow Porsche, essais de la 911 Turbo S et Panamera 4 E-Hybrid: le Roadshow Porsche s’est arrêté au circuit du Laquais pendant trois jours. Nous avons été conviés par les Centres Porsche Annecy et Grenoble, voici le récit de notre après-midi.

Lors de la réservation sur le site dédié, le choix était laissé pour l’essai sur circuit (911 Turbo S, 911 Targa, 718 Boxster GTS ou 718 Boxster) ainsi que pour l’essai sur route (Panamera et Panamera Sport Turismo 4 E-hybrid et Cayenne). J’ai longuement hésité entre le 718 Boxster GTS et la 911 Turbo S car cela faisait 9 ans que je n’avais pas tourné sur le circuit du Laquais et je ne connaissais pas les modifications apportées entre-temps. Avec quoi faut-il mieux se remettre en jambe entre une Turbo S de 580 chevaux ou un 718 GTS de 365 chevaux?

Oh puis flûte, va pour la 911 Turbo S. C’est réservé, il n’y a plus qu’à!

En arrivant sur le parking, on aperçoit le magnifique réceptif de la marque avec les Porsche sagement garées devant, en deux groupes, la partie circuit et la partie route.

On finalise l’inscription à l’accueil et le temps d’une collation permet aux clients invités de faire connaissance et de visiter le réceptif.

A l’intérieur du réceptif, on pouvait aussi s’exercer au pilotage sur simulateur.

Une partie boutique avec VTT et vêtements.

A l’extérieur, une magnifique 911 3.2 était exposée.

En plus des véhicules d’essais, l’événement proposait des baptêmes aux côtés de pilotes en 718 Boxster et 911 Carrera 4S.

Notre pilote instructeur se présente à moi, Julien Goupy, nous mettons nos casques, circuit oblige, et nous nous installons à bord de notre 911 Turbo S. Dans un premier temps, je m’installe côté passager, le temps de réaliser un tour afin que notre instructeur présente les règles de la session de pilotage. Des cônes de signalisation sont là pour marquer les points de freinage, les points d’entrée et de sortie des virages ainsi que les points de cordes. Suite à ce tour explicatif, on s’arrête dans les stands puis échangeons enfin nos places. Siège et volant réglés, nous partons à l’assaut du circuit du Laquais.

Je mets pédale au fond dès la première ligne droite en sortie des stands pour lâcher la cavalerie, l’arrière-train se tasse, les 580 chevaux sortent d’un coup du 3.8 et les 750 Nm vous catapultent au fond du siège. Les premiers virages sont réalisés toutefois en gardant un peu plus de marge que d’habitude, le circuit du Laquais ayant évolué depuis ma dernière session en passant à plus de 3km de piste et surtout l’ajout de virages en dévers.

Les virages en dévers mais surtout l’ajout d’une courbe très rapide avant d’attaquer un freinage de trappeur pour passer l’épingle suivante m’obligent à assimiler le comportement de la Porsche mais aussi les quelques pièges de cette piste. Je ne m’étais pas intéressé aux évolutions du circuit du Laquais à cause des problèmes de bruit, enfin plutôt des riverains qui se plaignent des problèmes de bruit comme malheureusement beaucoup de circuits en France subissant ce type d’associations….mais je n’irai pas plus loin sur le sujet au risque d’être particulièrement désagréable. Bref les modifications apportées à la piste donnent le relief manquant à l’ancienne configuration et j’avoue que, malgré le fait d’être toutefois assez loin d’un Charade, feu Mas-du-Clos Spa ou encore la Nordschleife, cela apporte un peu de piment au pilotage.

Julien me met en confiance en m’indiquant quelques conseils de pilotage et puis on peut enfin mettre du rythme parce qu’on est venu pour essayer une belle machine et pour se faire plaisir. Peu importe le niveau, les pilotes instructeurs sont là pour vous faire progresser et faire de l’essai un moment unique donc n’ayez pas de crainte à vous inscrire à ce type d’événement lorsque vous y êtes conviés. De plus, les lignes droites ne sont pas coupées par des plots donc on peut lâcher les chevaux!

Gaz! la ligne droite et la courbe droite puis gauche sont avalées en si peu de temps qu’on a à peine le temps de regarder le compteur pour voir qu’on dépasse les 200 km/h avant de relâcher légèrement l’accélérateur puis d’attraper les freins. Bluffant!

Mais ce qui m’a le plus surpris lors de cet essai: le train arrière. En fait, je trouvais étonnant son placement en sortie de virage, l’impression d’avoir un train arrière qui cherche à passer devant à l’accélération en virage, relativement étonnant sur une 4 roues motrices qu’on ne cherche pas à violenter volontairement même si la poussée des 750 Nm vous incite à prendre quelques précautions lorsque vous gardez un peu de volant. L’essieu arrière directeur est tout simplement magique. J’avais eu plusieurs fois l’occasion d’essayer cette technologie sur plusieurs autos mais jamais sur circuit dans des conditions exigeantes. Je vous assure que vous avez l’impression d’avoir un train arrière qui part en dérive mais en fait il vous facilite la sortie du virage pour passer plus de puissance plus tôt.

Les tours se sont enchainés, bien entendu c’est toujours trop court lorsqu’on prend énormément de plaisir mais c’est déjà bien suffisant pour se rendre compte du caractère d’une auto, et quel caractère, l’auto est rivée au sol même dans les enchainements avec dénivelés si on pilote proprement.  Je ne compte qu’une seule belle frayeur, lorsque deux oiseaux en pleine bataille ont décidé de se poser sur la piste alors que j’arrivais dans la trajectoire à quasiment 200 km/h…je relâche d’un coup mais la 911 ne bouge pas en pleine courbe.

Fin de l’essai sur piste, on s’arrête dans les stands et changement de monture pour l’essai routier cette fois-ci.

La Panamera 4 E-Hybrid d’une puissance combinée de 462 chevaux. Le V6 2.9 délivre 330 chevaux/450 Nm et le moteur électrique 136 chevaux/400 Nm pour un total de 700 Nm (chiffres Porsche). Nous sortons de l’enceinte du circuit, notre essai routier nous fait traverser des villages et quelques routes départementales pour tester le monde full électrique ou électrique et thermique combinés. On peut également tester les différents modes du châssis notamment constater que la suspension pneumatique adaptative se comporte à merveille en mode confort sur les passages surélevés, on ressent seulement un léger changement de niveau alors qu’en mode Sport, le châssis devient plus délicat sur le même passage, surtout le train arrière qui se durcit.

Le mode électrique apporte également une certaine douceur dans la conduite  mais je le vois plus comme une catapulte avec le moteur thermique qu’un élément individuel pour se déplacer, même si son utilité n’est plus à démontrer en ville ou sur des parcours en mode tranquille avec une autonomie pouvant atteindre les 100 km.

Le bouton Sport Response sur le volant vous permet de réaliser des dépassements très rapidement, ou tout simplement parce que le plaisir ne demande pas toujours de raison particulière,  juste se faire un petit supplément de réactivité pendant 20 secondes. Là où le sélecteur de modes du pack Sport Chrono vous permet de choisir entre Normal, Sport, Sport Plus ou Individuel, sur les versions hybrides, nous avons les modes E-Power (full électrique), Hybrid Auto (passe de l’un à l’autre en combine), E-Hold (conserve l’état de charge en cours) et E-Charge (la batterie se charge grâce au V6). Le mode Sport (l’état de charge de la batterie est maintenu en permanence à un niveau minimum pour disposer de réserves suffisantes en cas d’activation de la fonction E-Boost) et le mode Sport Plus restent bien entendu disponibles.

Après quelques kilomètres au volant, retour au circuit pour réaliser un baptême en passager de pilotes, tout d’abord à bord d’une 911 Carrera 4S et là ça vous secoue!

Le pilote, Julien Debin, me gratifie de quelques glisses phénoménales, surtout lorsque le train arrière décide un court moment à vouloir absolument passer devant en courbe à environ 190 km/h, chaud! Il faut dire que l’auto vient de réaliser 3 jours de piste sans avoir le besoin de réaliser la moindre maintenance dessus, les pneumatiques sont donc au bout de leur vie tout en tournant quasiment en pression route. Entièrement d’origine, elle a supporté sans broncher les nombreux baptêmes.

Pour le second baptême, c’est Yann Barthellemy qui me pilote au volant d’un 718 Boxster simplement équipé d’un échappement sport, le châssis est ce qui se fait de plus simple sur notre modèle. Pas de PASM, PTV ou encore de PCCB, bref rien de plus pure.

Et pourtant il reste bluffant par son dynamisme et sa volonté à prouver qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une auto équipée de toutes les options disponibles au catalogue Porsche pour se faire plaisir de temps en temps sur circuit, c’est d’ailleurs le but de ces deux baptêmes, prouver qu’une Porsche même « basique » est apte à procurer du plaisir sur circuit tout en restant la plus simple possible. Le 718 Boxster a, tout comme la 911 Carrera 4S, réalisé des baptêmes sur les trois jours.

Fin d’après-midi, nous quittons le circuit du Laquais avec un grand sourire. Nous remercions les Centres Porsche Annecy et Grenoble, tout particulièrement Julie Collet responsable marketing – communication, ainsi que nos différents pilotes instructeurs pour leur professionnalisme et pour les conseils apportés lors des sessions.
Photos: 4Legend.com

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