La gamme 1/43 de Solido consacrée à la Porsche 911 Carrera RS 3.8 Type 964 s’enrichit d’une nouvelle teinte : le blanc Grand Prix. Une robe immaculée qui met en valeur, plus que toute autre couleur, la pureté des lignes de cette icône homologuée pour la course. Direction Motorworld Köln en Allemagne afin de découvrir en détail cette miniature.
Porsche 964 Carrera RS 3.8
En 1993, Stuttgart cherche à reconquérir les circuits GT après plusieurs saisons en demi-teinte. Roland Kussmaul, responsable du développement châssis, et Jürgen Barth, figure historique du département course, imaginent alors la recette d’un nouveau véhicule à homologuer : greffer un bloc porté à 3,8 litres sur le châssis le plus abouti de la génération 964. Le résultat sort des ateliers de Sport Client à Weissach-Flacht au compte-gouttes : 55 unités seulement, chacune assemblée à la main, chacune destinée à un seul objectif – permettre l’engagement en compétition de la RSR 3.8.
Contrairement à la Carrera RS 3.6, plus discrète, cette version emprunte la carrosserie évasée de la 964 Turbo. Ailes gonflées, voies élargies, aileron réglable en incidence : chaque élément de carrosserie trahit sa vocation circuit. Les jantes Speedline en trois parties de 18 pouces, chaussées de pneus en 235/40 R18 à l’avant et 285/35 R18 à l’arrière, ancrent visuellement la voiture au bitume.
Sous le capot arrière, le flat-six M64/04 gagne en cylindrée (3 746 cm³) grâce à un alésage porté à 102 mm. Associé à sa boîte mécanique à 5 rapports, il délivre 300 ch en configuration route – un chiffre que la version course, débridée, pousse jusqu’à 375 ch. Sur le papier, cela se traduit par un 0 à 100 km/h abattu en 4,9 secondes et une vitesse de pointe frôlant les 265 km/h.
Sur la piste, le pari est immédiatement gagnant. Dès sa première saison de compétition, la RSR 3.8 issue de cette RS homologuée s’impose au général aux 1 000 km de Spa et aux 1 000 km d’Interlagos, tout en décrochant des victoires de classe au Mans et à Sebring. Une voiture pensée pour cocher une case réglementaire finit ainsi par devenir l’une des Porsche de compétition les plus titrées de sa génération.
La teinte historique par excellence
Solido présente sa Porsche 911 Carrera RS 3.8 dans une boîte transparente, comme c’est le cas pour l’ensemble de sa gamme au 1/43, permettant d’admirer la reproduction sur un socle en plastique noir sans ouvrir l’emballage.
La référence S4316902 habille le modèle du blanc Grand Prix, la teinte la plus associée à la RS 3.8 dans l’imaginaire collectif des passionnés Porsche. Sur cette carrosserie élargie héritée de la 964 Turbo, le blanc joue un rôle différent du rouge indien proposé en parallèle par Solido : il efface les artifices et laisse parler la pureté des volumes, des ailes bombées jusqu’à l’aileron arrière fixe. C’est également dans cette robe que la plupart des exemplaires de course ont marqué les esprits sur les circuits européens.
L’application de la teinte est homogène pour cette gamme populaire, sans effet de peau d’orange notable. Les jonctions de panneaux sont proprement gravées, les clignotants avant ambrés et les feux arrière translucides rouges tranchent agréablement avec la carrosserie blanche.
L’aileron arrière fixe, élément iconique de la RS 3.8, est fidèlement reproduit. Les jantes sport aux flancs creusés évoquent les Speedline d’origine, chaussées de pneumatiques fins cohérents avec l’échelle. À l’avant, les phares ronds caractéristiques du type 964 sont bien traités, et le bouclier élargi respecte les proportions de l’auto réelle.
Au travers des vitres transparentes, l’habitacle sportif apparaît dans son atmosphère sombre et dépouillée, cohérente avec la vocation piste de la voiture originale. Les sièges baquets sont suggérés avec discrétion, sans prétendre à un niveau de détail chirurgical à cette échelle.
Avis
À un tarif public avoisinant les 25 euros, cette Porsche 911 Carrera RS 3.8 n’a pas la prétention de rivaliser avec les productions premium de l’échelle 1/43. Solido joue ici une autre partition : celle de l’accessibilité, sans pour autant sacrifier l’essentiel.
La restitution des volumes reste cohérente avec l’auto réelle, les jantes Speedline sont reconnaissables au premier coup d’œil, et la présentation sous vitrine donne au modèle un capital vitrine appréciable dès la sortie de boîte. Les quelques limites de détail, notamment au niveau de l’habitacle, s’expliquent aisément par le positionnement tarifaire de la gamme et ne gâchent en rien l’impression d’ensemble.
Pour un amateur souhaitant compléter une collection Porsche sans faire exploser son budget, ou pour un premier pas vers la miniature de la RS 3.8, cette version blanche coche toutes les cases : une teinte fidèle à l’image historique du modèle, une fabrication soignée pour sa catégorie, et un prix qui reste raisonnable au regard de la rareté du véhicule original.
Photos : Sylvain Richard – 4Legend.com