ad-728-rotation
ad-728-rotation
Blocage des routes en IDF sous la neige – La faute à de très nombreux automobilistes imprudents – Conseils et solutions

Blocage des routes en IDF sous la neige – La faute à de très nombreux automobilistes imprudents – Conseils et solutions

ad-728-mannes

Comme vous avez pu le vivre ou le voir dans les médias, l’Ile de France a été totalement saturée dès le mardi 6 février 2018 en fin de journée suite à d’exceptionnelles chutes de neige. Mais à qui peut-on réellement incomber la faute? L’État, les départements, les municipalités, les usagers de la route, …

J’ai rarement l’occasion de m’exprimer sur un sujet, mais sur celui-là – à force d’entendre et de lire des remarques dans les médias et sur les réseaux sociaux, d’entendre dans mon entourage et au travail des conneries relevant de l’inconscience et du manque d’information et surtout après avoir observé durant 3 jours des comportements ultra-dangereux et totalement inconcevables sur les routes – je sors de ma réserve sachant que cela va énerver un grand nombre de personnes mais j’espère leur ouvrir les yeux. Mais d’autres étant dans mon cas vont apprécier et soutenir mes propos. Essayons de mieux comprendre les causes de ces blocages et quelles solutions pour les éviter à l’avenir et des conseils pour tous rouler en intelligence.

Roulant beaucoup en France et à l’étranger dans le cadre personnel mais également dans le cadre de mes activités professionnelles durant les 4 saisons, j’observe de plus en plus des comportements à risques, notamment en conditions météorologiques dangereuses avec des personnes qui n’ont pas l’habitude de conduire dans ces conditions. Je ne prétend pas être le meilleur conducteur, mais avec mon expérience, j’ai beaucoup appris et je m’adapte au conditions météorologiques tout en privilégiant ma sécurité et celle de mes passagers.

Anticipation et conduite douce sur les routes enneigées et verglacées même avec 4 pneus hiver!

En hiver on roule avec des pneus hiver!
Il neige et tant mieux après le mois de janvier très pluvieux. Dans beaucoup de pays et dans des régions françaises, rouler en hiver sur de la neige ou du verglas ne fait pas peur et surtout cela ne créé pas des blocages de la circulation, sauf en cas d’éboulements ou d’avalanches.

Mais alors pourquoi à chaque fois qu’il y a des flocons même à faible quantité en IDF et dans les départements limitrophes est-ce toujours synonyme de saturation des routes voire la fermeture de certaines nationales comme la N118 au Sud Ouest de Paris?

Depuis 2010, les pneus sont un sujet régulièrement traité sur 4Legend.com / AudiPassion.com, grâce au départ à Michelin qui a en grande partie su m' »éduquer » sur l’environnement et les technologies des pneumatiques. Puis l’intérêt et la passion pour cette enveloppe ronde en caoutchouc ont pris le dessus pour vous tenir régulièrement informer des nouveaux pneumatiques et leurs équipements (chaînes, chaussettes), vous proposer des essais et des conseils.

Étant de nationalité et de culture allemande, j’ai été habitué depuis petit à rouler dans des voitures équipées de pneus été du printemps à l’automne et de pneus hiver de l’automne au début du printemps. Par pitié, arrêtez de dire pneu neige!!! Le bon terme est « pneu hiver« . Il est conçu pour rouler en conditions hivernales incluant de la pluie, du verglas, de la neige et même sur sol sec plus ou moins froid. Même si les panneaux B26 indiquent en-dessous « Pneus neiges admis », il faut bannir ce terme qui n’est plus d’actualité depuis de nombreuses années, idem pour les pneus contact. Il est encore fréquent de lire ou entendre dans les médias le terme « pneu neige » : il faut qu’ils arrêtent! Un pneu que l’on qualifierait de neige est un pneu clouté prévu pour de la neige et de la glace.

Une Audi Q5 avec 4 pneus été sur de la neige

En France, la culture est bien différente par rapports à nos voisins européens du nord et du centre : on reste avec des pneus été en toutes saisons et même de plus en plus en usant au maximum les pneus jusqu’à la limite légale de 1,6 mm. Mais depuis quelques années, on voit une progression des ventes des pneus hiver dans l’hexagone, montrant qu’à force de démontrer par A plus B que le pneu hiver n’est pas un luxe mais un organe de sécurité qui devrait être obligatoire. Merci à celles et à ceux qui sont passés du bon côté de la force!

Avant chaque hiver, j’ai l’habitude de publier un article sur les conseils de rouler en pneus hiver en-dessous de 7°C, en l’améliorant au fil des ans. Je vous laisse le lire pour bien comprendre l’importance de s’équiper en pneus hiver et de voir que cela ne coûte pas plus cher.

4 pneus été sur cette Opel alors qu’il y a de la neige

A chaque blocage de ce genre, le dernier datant de 2010, les gens ont la fâcheuse habitude de rejeter la faute à nos élus locaux et nationaux. Ils font du mieux qu’ils peuvent, parfois pas assez mais c’est autre débat. Mais ce ne sont pas ses derniers qui bloquent les routes avec les véhicules non équipés de pneus hiver ou 4 saisons ou qui n’ont pas d’équipements spéciaux comme les chaînes à neige (voir article sur la présentation des chaînes) ou les chaussettes.

La saturation des axes routiers est due en très grande partie à une forte majorité d’automobilistes et aussi de camionneurs « rebelles » (étrangers mais aussi français) ne respectant pas les conseils et les directives malgré parfois la présence des forces de l’ordre. Mais surtout ils ne sont pas équipés pour rouler dans ces conditions et mettent ainsi leur vie, celle de leurs passagers et celles des autres usagers de la route en grand danger. S’obstiner à prendre sa voiture ou son utilitaire / camion même pour la meilleure raison du monde est de la pure bêtise!!! C’est à cause de se comportement que l’Ile de France est parfois paralysée alors que la bassin parisien est fait de nombreuses pentes non franchissables (en montée comme en descente) par des véhicules non équipés. Et après ces mêmes personnes vont rejeter la faute aux autres et se plaindre, notamment en cas d’accident.

Le salage des routes – fonctionnement et techniques
Le salage permet de faire fondre la pellicule de glace ou de neige compactée. Cela se fait à la main devant chez soi, dans de petites communes de plus en plus équipées grâce au soutien des agriculteurs et via des saleuses (camions, chasse-neiges).

Avec la disparition de la DDE (Direction Départementale de l’Equipement) en 2006, la gestion des routes départementales et ainsi le salage a été confiée au conseil général et celle des routes nationales et autoroutes non concédées à la charge de l’état à la DIR (Direction Interdépartementale des Routes). A ce jour, un grand nombre de sous-traitants, qui sont en majorité des sociétés de travaux publics, s’occupent de saler et déneiger nos routes. Sur les autoroutes gérées par des sociétés privées (SANEF, Cofiroute, APRR, …) , ce sont les engins de ces exploitants qui s’en occupent.

Des salages préventifs, dits « traitements préventifs » sont effectués bien avant les chutes de neige avant d’empêcher la formation d’une pellicule de glace ou l’accroche de la neige. L’objectif du traitement préventif est comme l’indique son nom d’anticiper et assurer une sécurité aux usagers de la route et offrir une plus grande efficacité. L’inconvénient est que le salage préventif ne doit pas se pratiquer trop longtemps avant le risque d’apparition du verglas. Il doit se faire au bon moment en fonction des conditions météorologiques et sur une largeur inférieure à celle d’une voie de circulation.

Décalez-vous sur le côté droit afin que les engins de déneigement puissent faire correctement leur travail.

Le salage peut aussi être fait après l’apparition de la neige durcie et de la glace : c’est le « traitement curatif« . Ce cas est plus compliqué quand les axes routiers sont saturés et donc bloqués. Les saleuses ne peuvent pas facilement y accéder et s’y frayer un chemin. Le mal est déjà fait avec une chaussée glissante et dangereuse. Les températures sont généralement bien en-dessous de 0°C. Le traitement curatif s’effectue en pleine largeur de chaussée. Il faut aussi racler la chaussée et avoir du trafic pour que le sel se mélange bien avec la neige et fasse ainsi effet. Au contraire des idées reçues, le sel n’a pas pour vocation première de faire fondre la neige mais d’éviter que le trafic ne la compacte et ne la rende glissante avec l’apparition de verglas. Ensuite, les camions de salage équipés de lame à l’avant raclent la neige qui se décolle grâce au sel pour ensuite la déplacer sur le coté de la voie. Le salage ne se fait surtout pas sur une route enneigée où il n’y a pas de trafic.

Quand la neige est présente au sol en moyenne ou en forte épaisseur, on ne sale pas car le sel n’aura aucun effet. Il faut faire le raclage. Mais une fois les routes bloquées, cette action est impossible : le mal est fait!

Ne pas doubler les engins de déneigement!

Quand les températures sont trop froides, le salage ne sert à rien et peut même empirer la situation avec l’apparition de verglas. On utilise du sel avec beaucoup d’eau pour favoriser l’apparition de la glace sur les circuits de glace en montagne lors de température en dessous de 0°C! C’est pour dire!

Il existe d’autres solutions pour lutter contre des chaussées enneigées : le sablage et l’épandage de gravier assurant une meilleure adhérence pour les usagers. Ces solutions sont surtout utilisées sur les trottoirs et les voies piétonnes.

Un BMW X6 avec 4 larges pneus été roulant tout doucement et prenant toute la route empêchant des usagers bien équipés de le doubler.

Conséquences observées à rouler avec des pneus été en hiver, même avec des 4×4
On ne roule pas sur du verglas ou sur de la neige avec des pneus été! C’est équivalent à courir en tong ou en chaussure lisse type Converse sur une patinoire : la chute arrive très vite. Les pneus hiver ont un mélange de gomme souple avec de nombreuses lamelles accrochant la enige et la glace. Le pneu été au contraire a une gomme qui va fortement durcir aux températures froides, n’offrant plus de grip sur sol froid sec, humide, neigeux et verglacé. De plus, faites une expérience simple avec un bout de pneu hiver et un bout de pneu été : mettez les dans un congélateurs pendant 1 journée. Ressortez-les et pliez-les. Le morceau du pneu été va cassé tandis que celui du pneu hiver va se plier. Le pneu été sur de la glac ou de la neige se comporte comme un savon sur un revêtement humide : il glisse et n’a plus d’accroche.

Beaucoup pensent à tord que d’avoir une voiture à 4 roues motrices incluant de gros 4×4 (encore pire) leur permettent de rouler sur la neige ou sur le verglas avec des pneus été. Dans certains cas, les 4 roues motrices vont aider à monter mais dès que la pente est trop forte, la voiture va partir plus facilement en glissant. En descente, c’est pire! La voiture va se comporter comme une luge sans pouvoir la diriger, notamment à cause du poids important des 4×4. Les conséquences peuvent être importantes : accident frontal, chute dans un ravin en montagne, dégâts de la voiture, accident corporel, …

J’ai vécu la paralysie de la région parisienne le mardi 6 février 2018 après la fermeture du salon Rétromobile 2018. Stationné à côté de la Porte de Versailles à Paris, j’ai quitté mon stationnement à 23H10. Équipé de 4 pneus hiver et de chaînes dans le coffre (toujours présentes au cas où), le premier réflexe était de décider de mon trajet. Par curiosité, j’ai lancé Waze pour connaître les choix proposés. J’ai très rapidement éteint cette application qui ne prenait pas en compte les blocages et l’intelligence humaine. A peine 100 m parcours, j’avais 1h30 de trajet en plus. N’étant déjà pas très fan de cette application, elle m’a de nouveau montré qu’elle est loin d’être efficace par rapport à mon sens de l’orientation et à ma réflexion. Grâce à l’application Inrix qui donne le trafic en temps réel sur une carte, je me suis vite rendu compte que c’était encore très fortement saturé sur les routes, principalement sur les grands axes. Les points noirs se situaient au niveau des pentes. La solution était simple : passer par là où la majorité des gens n’iront pas : les petites routes avec le minimum de pente. Malgré cela, j’ai été confronté à quelques petits blocages au début du trajet. La raison : des personnes roulant en pneus été à très faible vitesse, parfois en crabe car la voiture n’avait pas d’adhérence et avec des roues qui patinaient régulièrement.

Un imbécile sans anticipation essayant de reculer au milieu d’un carrefour (feux rouges) dans le haut d’une pente faisant patiner ses pneus été et mettant les usagers de la route en danger sans regarder derrière lui.

Les voitures n’étaient ainsi pas facilement contrôlables, représentant ainsi un danger pour moi et les autres usagers de la route. En grande majorité, les voitures se collaient, roulaient parfois trop vite et surtout ne respectaient pas le code de la route : pas d’arrêt au stop et même au feu rouge, conduite à contre-sens alors qu’il y avait des voitures arrivant en face, sens-interdits empruntés, … Bref, une anarchie complète et une mise en danger d’autrui évidente. Je n’ai pas vu de voitures de Police pour relever ses graves infractions qui peuvent ôter le vie!

Un point positif qui m’a fait aussi sourire par le côté inattendu : des automobilistes roulant en chaussettes et en chaînes en toute sécurité. C’est étonnant de voir ce spectacle dans Paris et dans sa périphérie. Merci à eux pour leur bon sens alors qu’ils n’avaient pas de pneus hiver!

En continuant ma balade, au demeurant assez agréable tout en gardant ma bonne humeur, ma stratégie était la bonne car j’ai rapidement réussi à m’extraire des communes denses de la proche banlieue où était massé le plus gros du trafic et des points noirs.

Le pneu hiver joue parfaitement son rôle d’accroche sur de la neige fraîche.

Après avoir passé au-dessus de l’A86 à Antony, la route était quasiment dégagée de tout blocage. Mais les comportements dangereux étaient toujours visibles. Plus je sortais des zones densément habitées, plus je voyais des voitures et même des motos abandonnés sur le côté de la route et même au milieu de la route. Il s’agissait en majorité de voitures à propulsion : BMW, Mercedes, …

Roulez en moto sur de la neige, il faut vraiment être fêlé et suicidaire. La neige était annoncé la veille et le matin de cet épisode neigeux, le trafic était plus calme, montrant que certains ont anticipé les blocages. Mais d’autres ont voulu faire les malins en se croyant au dessus de tout le monde. Effectivement, ils ont bien mis en avant leur bêtise! J’ai même dépassé un bus abandonné et bloqué dans une montée, en partie sur la chaussée!

La conduite sur des routes enneigées avec de bons équipements doit rester un plaisir.

Habitant loin de Paris en pleine campagne et grâce à mon expérience, je privilégie toujours les routes pas trop fréquentées avec de faibles pentes. A minuit, l’IDF était encore très fortement perturbée et par endroit saturée. J’ai soigneusement évité les autoroutes et les doubles voies qui étaient à certains endroits saturés à cause de cotes infranchissables. Les voitures et les camions ne pouvaient pas gravir les cotes par manque d’adhérence avec leurs pneus été. Du coup des bouchons se sont très rapidement formés et avec le terre-plein central, il était impossible de faire demi-tour ou changer de route. C’est le blocage tant redouté! Avant que cela se débloque, plusieurs heures vont se passer, voire le jour se lèvera avant…

De mon côté, la route était parfois chargé en voitures roulant très lentement. Il suffisait de les doubler prudemment si personne n’arrivait en face. L’objectif est de toujours garder de l’adhérence et d’éviter de s’arrêter, surtout en pente et même avec des pneus hiver.

Je me suis arrêté à chaque stop et feu rouge, au contraire d’un grand nombre d’inconscients et dangers publics pensant faire ce qu’ils veulent.

A un endroit que je redoutais un peu par sa pente, je me suis retrouvé dans un bouchon d’une vingtaine de voitures bloquées. Normal, les voitures patinaient en montée sans accrocher le sol pour avancer. Lors de mon arrivée sur place, une saleuse dotée d’une lame a tenté de se frayer un passage pour racler le sol. Mais impossible, les voitures étaient en vracs des deux côtés de la route. Elle a dû reculer.

Juste avant, j’étais immobilisé dans une descente où une voiture a glissé sur le côté opposé de la route en pente et une autre à voulu forcer le passage. Le résultat, la route était bloquée et malgré leur grande connerie, les deux automobilistes ont aggravé la situation en essayant de revenir sur la route perdant ainsi le contrôle de l’un des véhicules qui a failli percuter les véhicules attendant de passer.

Cette bêtise aurait pu endommager au minimum 3 voitures voire blesser des gens.

Quand un tel blocage arrive, il faut savoir revenir en arrière pour prendre une autre route plus longue mais praticable et plus sûre. C’est ce que j’ai fait en évitant habillement les routes à fortes pentes et à fort trafic. Avec 4 pneus hiver, je passais partout et plus il y avait de neige fraîche non tassée, meilleure était l’accroche.

A l’origine, j’avais 60 km à faire depuis Paris, j’en ai fait près de 100 km en moins de 2h ce qui est un bon temps dans ces circonstances. Mais je suis passé par les bonnes routes évitant tous les points bloquants. Sur cette centaine de kilomètres, j’ai pu observer un grand nombre de véhicules abandonnés sur la route, des voitures dans le fossé, des accidents matériels entre véhicules, des comportements dangereux, des forces de l’ordre quasi inexistantes, des 4×4 de pompiers en patrouille et même un semi-remorque roulant à vive allure sur une route qui était peu praticable.

Ainsi, le fait de vouloir braver dame nature sans le matériel adapté, cela vous expose à de nombreuses conséquences plus ou moins importantes :

  • accident occasionnant des frais pour la réparation / franchise. Possibilité d’avoir un refus de prise en charge de la part de votre assureur,
  • mise en danger d’autrui / accident corporel voir décès de vous ou une autre personne,
  • abandon de votre véhicule et le risque de le retrouver accidenté ou détérioré : frais supplémentaires (réparation, franchise, amende, mise à la fourrière),
  • perte de temps,
  • stress,
  • blocage dans votre véhicule et possibilité d’y passer la nuit dans le froid.
Gardez vos distances de sécurité et ne collez surtout pas la voiture devant vous!

Conseils / propositions pour solutionner le problème de blocage en cas de neige ou de verglas
Cette situation peut à l’avenir être évitée avec l’aide des pouvoirs publics, des usagers de la route et des compagnies d’assurance.

La première chose est de s’équiper en pneus hiver (ou 4 saisons) et au pire d’équipements hivernaux comme les chaînes ou les chaussettes si vous ne jugez pas utile d’avoir 4 pneus hiver (et surtout pas 2!!!).

Comme dans de nombreux pays, les pneus hiver devraient être obligatoires pour les régions le nécessitant. La région parisienne en fait partie, avec des températures descendant facilement sous les 7°C. Les policiers pourraient ainsi verbaliser les contrevenants comme c’est déjà bien le cas avec la vitesse. Au lieu de se focaliser sur la vitesse et sur les moyens les plus modernes pour verbaliser les chauffards, il serait bien que le gouvernement et une certaine Mme Chantal Perrichon se penchent sur l’un des éléments le plus important d’une voiture permettant à cette dernière d’accrocher à la route à 4 petits endroits : le pneu. C’est lui qui nous lie à la route. C’est un organe de sécurité très important qu’il ne faut pas négliger.

Un pneu hiver accroche sur la neige, ici un Michelin Alpin 5.

En Allemagne, par exemple, s’il neige et que vous avez un accident sans être équipé de pneus hiver ou 4 saisons (marquage M+S / Mud + Snow), l’assureur de la voiture se désengagera et le propriétaire du véhicule devra tout régler, même s’il y a un accident corporel voire un ou des morts. Vous recevrez aussi une forte amende de la part de la Police, même sans accident. Le fautif devra payer à vie pour cet accident car il n’était pas équipé en conséquence. Les compagnies d’assurance devrait obliger les automobilistes en France à s’équiper de pneus hiver en hiver et de pneus été le reste de l’année. Il ne faut surtout pas garder ses pneus hiver toute l’année, car cela peut aussi être dangereux.

Lors de ce genre d’intempéries, il faudrait autoriser uniquement les automobilistes, avec des contrôles comme en montagne, à rouler avec des voitures équipées de pneus hiver / 4 saisons (non usés) voire avec des chaussettes ou des chaînes. Ainsi seuls les véhicules correctement équipés rouleront évitant les blocages et les mises en danger d’autrui. Ceux qui ne sont pas équipés doivent utiliser les transports en commun ou faire du covoiturage. Sinon, ils peuvent poser une journée de congé voir faire du télétravail pour ceux qui le peuvent.

Même avec un bon équipement, la conduite en hiver n’est pas si évidente, surtout sur des chaussées enneigées et verglacées. Il existe des stages de conduite sur neige et sur glace, en France mais aussi à l’étranger (Alpes, Laponie, …). Il est recommandé d’en faire au-moins une fois. Les assureurs pourraient ainsi inciter leurs clients à en faire et à leur offrir une réduction en cas d’un stage fait dans un passé récent.

En cas de chutes de neige qui tiendrait au sol, il faut privilégier les routes les moins vallonnées pour éviter les blocages au pied des pentes mais aussi en descente.

Un autre conseil important suite à mon observation de conduites dangereuses  : restez derrière la saleuse qui va dégager la voie et non pas que saler. Beaucoup de gens les doublent pour parfois perdre le contrôle de leur véhicule un peu plus loin pouvant ainsi bloquer leurs passages et les autres usagers de la route.

Ne pas circuler /stationner (sauf urgence) sur la bande d’arrêt d’urgence, même pour sortir de la route nationale / autoroute suite à des bouchons. Cela bloque le passage des secours et c’est formellement interdit. Je vois cette « mode » quotidiennement et les automobilistes trouvent cela normal d’être sur le BAU plus d’un kilomètre avant la sortie. C’est interdit avec des points en moins et c’est dangereux.

Un blocage sur une route suite à un accident ou des intempéries n’arrive pas qu’aux autres. Il faut ainsi toujours être prévoyant et bien être équipé. Ainsi, en plus des équipements obligatoires comme le triangle et le gilet réfléchissant, je vous conseille de toujours avoir une grande bouteille d’eau remplie, une couverture de survie voire une couverture polaire, une lampe de poche, un brise glace avec une partie permettant de couper la ceinture, un peu de nourriture, une petite trousse à pharmacie, des chaussures pour la neige au cas où, des vêtements chauds, des gants et même un briquet/allumettes, une ou 2 petites bougies et aussi un câble de remorquage ainsi que des câbles de batterie. Même avec des pneus hiver / 4 saisons, le fait d’avoir des chaînes / chaussettes est préférable. Il est fort probable que vous ne les utiliserez pas, mais comme l’assurance, en cas d’imprévu on est bien content de les avoir. En cas de changement de véhicule, elles se revendent facilement.

Ne prenez pas la route si votre réservoir est quasiment vide. Vous risquez de tomber en panne sèche en cas de blocage et de devoir laisser votre voiture. Pire, vous ne pourrez plus vous chauffer dans la voiture si vous deviez y passer le nuit.

En hiver, mettez du lave-glace hivernal (-20°C) pour éviter de ne plus rien voir sur votre pare-brise. Gardez-en toujours dans votre voiture au cas-où tout comme une bombe de dégivrage afin de décoller les joints des portes.

Pneus hiver Continental WinterContact TS860 sur un sol verglacé

En conclusion
La conduite hivernale n’a rien à voir avec la conduite au printemps et en été. Seule l’expérience permet de rouler serein et d’anticiper les dangers de l’hiver, pas uniquement la neige. Il faut ainsi être bien équipé et surtout savoir anticiper le danger que représente chaque voiture que l’on croise ou que l’on double. La conduite doit être douce et souple. Coller la voiture devant est à bannir et il faut également vérifier que celle qui vous suit ne soit pas trop proche. Même si vous avez des pneus hiver, votre distance de freinage sera plus courte que celle du véhicule suivant. Et dans ce cas, ce sera l’accident.

Je vous recommande vivement de bien vous équiper pour affronter la route en toute sécurité. Ce n’est pas aux pouvoirs publics de constamment dire aux automobilistes comment faire. C’est à chacun de s’informer des conditions climatiques et routières, d’être responsable et civique pour que chacun puisse rouler en toute sécurité sans importuner son voisin de route.

Photos : 4Legend.com

About The Author

Passionné de tout ce qui roule, vole et flotte.

Related posts

Leave a Reply