Retromobile 2026 – Une incroyable exposition de voitures Bugatti et de l’autorail

Retromobile 2026 – Une incroyable exposition de voitures Bugatti et de l’autorail

Pour ses 50 ans, le salon Rétromobile – édition 2026 – a porté une attention particulière à continuer d’innover et d’attirer les visiteurs et notamment les passionnés. Une exposition exceptionnelle et incroyable sur la marque Bugatti a été réalisée dans le pavillon 7.1 afin de rendre hommage au génie d’Ettore Bugatti. 7 modèles Bugatti spécifiques et parfois uniques étaient exposés aux côté d’une pièce de choix : l’Autorail Présidentiel Bugatti.

En partenariat avec la Cité du Train, le Musée National de l’Automobile et Eiffage Rail, Rétromobile a célébré en 2026 et à l’occasion de son 50e anniversaire le génie d’Ettore Bugatti via une exposition spéciale mettant en lumière le génie de Ettore Bugatti.

Automotrice Bugatti Présidentiel de 1934
L’unique survivant des Autorails Bugatti dans sa version présidentielle a spécialement fait le déplacement via camion pour se rendre dans la capitale française. Dans les années 1930, Ettore Bugatti a marqué l’histoire du chemin de fer en produisant un autorail devenu légendaire. Surnommé le « Pursang du rail », cet engin ferroviaire conçu à Molsheim s’est distingué d’autres aurtorails par ses performances, son innovation et son élégance.

Les premiers exemplaires ont été livrés à partir du printemps 1933 à l’ancienne entité devenue plus tard la SNCF. Le président Albert Lebrun a emprunté le 30 juillet 1933 un autorail Bugatti afin de se rendre à l’inauguration de la gare maritime de Cherbourg. Il a mis 3 heures 15 pour parcourir 372 km.

En 1935, il a battu le record mondial de vitesse sur rail en atteignant 196 km/h. Cet exploit est le fruit de la puissance combinée de 800 ch pour cet autorail présidentiel, générée via 4 moteurs moteur à 8 cylindres issus de la Bugatti Type 41 Royale. Sur les 88 autorails construits par Bugatti, un seul a survécu : celui-ci, appartenant à la Cité du train de Mulhouse.

Des modèles Bugatti méconnus
Bien que l’autorail fut la pièce maitresse de cette exposition, quelques-unes des créations les plus atypiques de l’ingénieur Ettore Bugatti ont été réunis à l’occasion du salon Retromobile 2026.

Bugatti Type 32 Tank de 1923
Construite pour la compétition, la Bugatti Type 32 repose Sur. Un châssis à ressorts quart-elliptiques et une carrosserie rivetée en aluminium. Elle reçoit un moteur huit cylindres en ligne dérivé de la Type 30, associé à une boîte-pont à trois vitesses.
Cinq exemplaires sont engagés au Grand Prix de Tours 1923. L’un d’eux permet à Pierre de Viscaya d’établir en 1924 le record du kilomètre lancé à 183-km/h. Un autre châssis sera conservé par Bugatti avant d’entrer dans la collection Schlumpf.

Bugatti Type 101 Cabriolet rouge de 1951 – carrossée par Gangloff
Ce cabriolet Bugatti Type 101, carrossé par Gangloff à Colmar, est présenté au Salon automobile de Genève en mars 1952, puis au Salon de l’Automobile de Paris en octobre de la même année. Réalisé dans la continuité des élégants cabriolets Type 101 signés Gangloff au début des années 1950, il témoigne des ultimes ambitions de Bugatti après-guerre.

Conservé par l’usine, ce modèle est cédé en 1963 à Fritz Schlumpf, avant d’intégrer une collection de référence.

Bugatti Type 101 Compresseur Coach bleue de 1951, carrossée par Gangloff
Ce coach Bugatti Type 101 Compresseur, carrossé par Gangloff à Colmar, est présenté en bleu au salon de l’Automobile de Paris en ocotbre 1951, puis au Salon de Genève en mars 1952.

Conservé par l’usine Bugattin il est cédé en 1963 à Fritz Schlumpf. Le véhicule a conservé sa carte grise d’origine, témoignage rare de son authenticité et de la continuité de son histoire.

Bugatti Type 251 Premier – Prototype de 1956
Dessiné par l’ingénieur italien Gioacchino Colombo, la Bugatti Type 251 est un prototype de monoplace audacieux développé au milieu des années 1950 et destiné à concourir en Formule 1. Il marque une rupture technique majeure avec un moteur placé transversalement devant les roues arrière, selon une idée de Roland Bugatti. Testé dès octobre 1955, il est engagé au Grand Prix de l’A.C.F. à Reims-Gueux en juillet 1956 avec Maurice Trintignant. Malgré un abandon en Course, le projet incarne les dernières ambitions sportives de Sportives de Bugatti. La voiture introduit une architecture novatrice, qui deviendra par la suite la norme dans ce type de compétition : le moteur en position transversal arrière. Les deux prototypes sont conservés à l’usine avant d’être acquis par Fritz Schlumpf en 1963.

Bugatti Type 56 « En Cas » de 1931
Conçu par Ettore Bugatti en 1931, le Type 56 « En Cas » est un véhicule électrique pensé pour les déplacements privés au sein du domaine de Molsheim et notamment au sein de l’usine. Présenté au Grand Salon de Paris en 1931 aux côtés de la Bugatti Royale, il appartient à une série de dix exemplaires produits jusqu’en 1938. Il embarque l’un des tous premier moteur électrique de l’histoire.
La châssis n°56105, livré en 1934, est remarqué au Corso Fleuri avant d’être redécouvert en 1959 et d’intégrer le Musée national de l’Automobile de Mulhouse. Quatre exemplaires seulement ont survécu.

Bugatti Type 59.50B II Sport biplace de 1939
Engagée en compétition en 1939, cette Bugatti s’impose dès sa première course au Grand Prix du Centenaire du Luxembourg, le 4 juin, pilotée par Jean-Pierre Wimille. Son châssis pourrait provenir de l’un des rares Type 57S « Tank » construits en 1937. elle participe ensuite au Grand Prix de Comminges, ou Wimille termine deuxième à moins d’une seconde de René Le Bègue.
Retrouvée plus tard à l’usine Bugatti avec son numéro de course d’origine, elle a conservé son identité historique.

Bugatti Type 47 Torpédo Sport 3 litres de 1930
En 1928, Bugatti met au point un moteur seize cylindres en U, inspiré de l’aéronautique, composé de deux blocs de huit cylindres montés en parallèle. Ce torpédo repose sur un châssis qui servira ensuite aux Type 54 et 55.
Engagé en compétition en Suisse en 1930, il se distingue notamment à la course de la Bernina sous la conduite de Willy Escher. Conservé par Bugatti puis acquis par Fritz Schlumpf, cet exemplaire unique a été présenté à Retromobile 2026 pour la première fois au public.

Bugatti Type 73 Coach par Pourtout de 1947
Assemblé dans les ateliers de l’usine La Licorne à Levallois, rachetée par Bugatti en 1942, le Type 73 est présenté sans moteur au Salon de Paris d’octobre 1947. Pensé comme un modèle de renouveau d’après-guerre, il donne lieu à l’étude d’une version de compétition, la Type 73B.
Malgré des commandes enregistrées dès 1946, seuls cinq châssis sont réalisés. en 1959, le Coach Type 73 est finalement complété et remis en configuration roulante.

Bugatti Type 64 coach Jean Bugatti de 1939
Prototype unique jamais achevé, le Bugatti Type 64 devait inaugurer une nouvelle lignée interrompue par le décès de Jean Bugatti en août 1939 et le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale. conçu dans le plus grand secret pour le Salon de Paris d’octobre 1939, il fait l’objet d’un travail artisanal exceptionnel.
Son ossature de carrosserie, réalisée en frêne à partir de plans grandeur nature, nécessite près de 1 000 heures de travail sous la direction directe de Jean bugatti.

Photos : Sylvain Richard – 4Legend.com

About The Author

Passionné de tout ce qui roule, vole et flotte.

Related posts