07 décembre 2019

Essai Lamborghini Huracán LP 610-4 – Une Lamborghini pour tous les jours

Essai Lamborghini Huracán LP 610-4 – Une Lamborghini pour tous les jours

Essai Lamborghini Huracan

Un dimanche matin de fin septembre 2014, un beau ciel bleu, des températures douces pour la saison, peu de vent. Telles sont les conditions idéales pour mon essai de la toute nouvelle Lamborghini Huracán vert Mantis nacré sur le circuit Maison Blanche, collé au circuit mythique des 24 Heures du Mans.

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Dans le courant de la semaine précédent cet essai, j’ai appris la bonne nouvelle de la disponibilité de la Lamborghini Huracán pour un essai. La société nantaise Motorsport Academy, qui propose des stages de pilotages sur 4 circuits dans l’Ouest de la France, en a commandé une afin de l’intégrer dans sa flotte qui est déjà bien riche (Porsche 911 GT3 type 997, Ferrari F430, Ferrari F458 Speciale, Audi R8 V8, Aston Martin V8 Vantage, Lotus Exige S, Chevrolet Camaro, Porsche Cayman S, Renault Megane RS et prochainement une BMW M4).

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A peine livrée, j’ai eu le privilège d’être l’un des premiers à pouvoir la conduire, la Huracán LP 610-4 ayant 600 km au compteur lors de mon essai. L’excitation de pouvoir enfin la piloter sur circuit et de me faire une réelle opinion de cette nouvelle Lamborghini était intense.

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Présentation de la Huracán
En présentant la Lamborghini Huracán LP 610-4  au salon automobile de Genève 2014,  Lamborghini a marqué un grand coup dans le domaine des supercars. La toute nouvelle Lamborghini Huracán est non seulement le successeur de l’emblématique Lamborghini Gallardo, mais elle est aussi en train de redéfinir la référence pour les voitures de sport luxueuses dans ce segment. Dans LP 620-4, LP signifie  « Longitudinal Posterior », c’est à dire que le moteur est en position centrale arrière; 610 fait référence à sa puissance de 610 ch et le 4 signifie 4 roues motrices.

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Origine du nom Huracán
Avec un volume total de 14 022 voitures produites, la Lamborghini Gallardo a été la plus réussie des Lamborghini et, dans son cycle de vie de dix ans, a élevé la marque Lamborghini à un tout nouveau niveau. Son successeur, la nouvelle Huracán, a été développée à partir de zéro jusqu’au dernier détail et, comme la Gallardo et la plupart des autres modèles Lamborghini, tire son nom du monde de la tauromachie.

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Le taureau de combat Huracán de la race du Conte espagnol de la Patilla était connu pour son courage exceptionnel et son fort sens d’attaque. Il s’est battu à Alicante en Août 1879, montrant son caractère implacable et est resté défiant et invincible, entrant ainsi dans la légende de l’histoire des taureaux de combat.

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Design
Par rapport à la Lamborghini Gallardo, la Huracán change complètement la donne. Son design reprenant un peu celui de l’Aventador permet à l’Huracán de se démarquer de sa devancière.

Avec son design pur et unique, un ensemble de technologies innovantes, une dynamique exceptionnelle et une excellente qualité, la Lamborghini Huracán offre une expérience de super voiture de sport sur ​​un tout nouveau niveau.

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Le point de départ est la silhouette du Huracán, né de la volonté de créer une automobile, dont le profil est défini par une seule ligne qui fusionne l’avant avec le cockpit et l’arrière de la voiture. Les fenêtres latérales sont réunies pour créer une forme hexagonale insérée comme un joyau de verre dans le profil de la voiture.

Aussi de nuit, la Huracán est incontestablement une Lamborghini. Non seulement les principaux projecteurs sont équipés avec un éclairage LED complet, mais toutes les autres fonctions d’éclairage disposent également de la technologie LED comme une caractéristique standard pour la première fois dans le segment.

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Intérieur
L’intérieur est dominé par un cockpit digital innovant, qui a devancé de quelques mois celui de la nouvelle Audi TT qui vient tout juste d’être commercialisée.

Un tableau de bord TFT couleur de 12,3 pouces affiche toutes les informations de la voiture pour le conducteur, le compte-tours, les cartes de navigation et les fonctions d’infodivertissement. Ce tableau de bord TFT peut être configuré par le conducteur de différentes manières.

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Le cuir Nappa fin et l’Alcantara distinguent l’intérieur, avec plusieurs combinaisons de couleurs proposées pour assurer de nombreuses options d’individualisation. La conception du tableau de bord et le tunnel central soulignent à l’intérieur une nouvelle légèreté. La superbe facture des matériaux garantit la plus haute qualité et le sens du luxe omniprésent.

Afin de démarrer la voiture, un bouton de démarrage abrité sous un couvercle rouge emprunte l’idée aux avions de chasse.

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Le volant inédit regroupe toutes les commandes comme les clignotants, les phares, les essuie-glaces, le tableau de bord TFT.

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Les modes de conduite différents de la Huracán peuvent être sélectionnés via un sélecteur dynamique de conduite sur le volant – de la route avec une performance extrême jusque sur la piste de course, avec trois configurations du système de la dynamique orienté traction : STRADA, SPORT et CORSA.

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Châssis et motorisation
La conception légère systématique et une vaste expertise de Lamborghini dans le domaine de la fibre de carbone sont réunies dans un nouveau châssis hybride du Huracán – une structure intégrée d’éléments de carbone et d’aluminium.

Avec un poids à vide de 1422 kg, il permet non seulement l’excellent rapport puissance-poids de seulement 2,33 kg par cheval, mais il garantit aussi une précision digne d’une voiture de course avec une rigidité exceptionnelle.

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Le nouveau moteur V10 de 5,2 litres délivre une puissance maximale de 610 ch à 8250 rpm et un couple maximal de 560 Nm à 6.500 tours par minute. Dans la nouvelle “Iniezione Diretta Stratificata” (IDS), les injections directes et indirectes de l’essence sont intelligemment combinées.

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Il en résulte plus de puissance et de couple avec une consommation et des émissions en baisse par rapport au V10 de la Gallardo. La vitesse de pointe de plus de 325 km/h et l’accélération de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes et l’atteinte des 200 km/h en 9,9 secondes seulement décrivent partiellement l’expérience dynamique au volant de la Huracán.

Également grâce à la technologie Stop & Start, le chiffre de la consommation de l’EU combinée a été encore réduite à 12,5 litres aux 100 km (émissions de 290 g/km de CO2). Le moteur est conforme à la réglementation des émissions EU6.

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La dynamique de conduite
La puissance du moteur V10 est portée à la route via la nouvelle boîte à 7 vitesses à double embrayage “Lamborghini Doppia Frizione” (LDF) et contrôlée entièrement par un système électronique de transmission à quatre roues motrices.

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Les différents modes de conduite sélectionnable sur le volant garantissent une modification importante dans le comportement routier de la Huracán. En particulier, ils influent sur les réglages de plusieurs systèmes, tels que la boîte de vitesses et le comportement du moteur, le bruit, le système à quatre roues motrices et le contrôle électronique de la stabilité.

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Les freins en carbone-céramique de la Huracán sont une caractéristique standard pour une superbe performance de freinage.

Le système “Lamborghini Dynamic Steering” de direction variable et le contrôle de suspension magnéto-rhéologique sont tous deux disponibles en option pour une plus grande personnalisation du comportement dynamique de la Huracán. Ils sont aussi calibrés par les trois différents réglages dynamiques.

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Impression
J’ai eu l’occasion de pouvoir tester cette Lamborghini Huracán sur circuit sur plusieurs tours. En arrivant devant la voiture, son design et sa dynamique ne m’ont pas laissé indifférent.Soit on aime, soit on déteste. Pour ma part, j’ai été séduit dès l’apparition des premières photos presse.

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Après avoir fait un tour du véhicule, il était temps d’en prendre le volant pour un essai dynamique sur circuit. J’enfile mon casque et je m’installe derrière le volant. Un problème, et de taille, survient : la garde au toit est trop basse, même avec le siège à réglages électriques en position basse. C’est assez embêtant!!! Étant assez grand – 1m90 – cela signifie que la conduite sur circuit en toute sécurité n’est pas possible pour les grandes tailles. La seule solution « acceptable » fut d’incliner fortement le dossier du siège. Mais dans cette position, ce n’est pas l’idéal pour se faire plaisir et rester concentrer sur la piste. Ainsi, la solution retenue fut d’enlever le casque. Et là, la magie opère.

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Après avoir trouvé la bonne position dans le siège baquet, réglé le volant, il était temps de découvrir les différentes commandes dans l’habitacle, et notamment celles de la boîte de vitesse séquentielle. Les différents rapports sont présents sur le tunnel central et notamment le levier original de la marche arrière à tirer. Le frein à main électrique est aussi présent via un bouton spécifique.

On retrouve la qualité et l’ergonomie présentes dans les dernières Audi, notamment au niveau des touches façon MMI permettant de gérer l’info-divertissement.

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L’intérieur en cuir et Alcantara est agréable à l’œil mais aussi au toucher. Un élément a retenu mon attention : l’écran TFT en haut de la console centrale, sous les buses d’aération. Il permet d’indiquer en temps réel différents paramètres du véhicule comme la température moteur.

Il est temps de démarrer la Huracán via le bouton magique derrière le couvercle rouge. Le ronronnement est bien présent au démarrage et le V10 libère sa vocalise.

Après un coup d’œil à gauche pour vérifier que la voie est libre, j’actionne la palette de droite pour engager le premier rapport de la nouvelle boîte à 7 rapports.

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La voiture libère de plus en plus ses vocalises, notamment dès que je commence à taquiner l’accélérateur. L’accélération est impressionnante, atteignant 100 km/h en un peu plus de 3 secondes. Le moteur se fait entendre mais reste plus discret que dans une Ferrari F458 Speciale. Les changements de rapports se font sans à-coups et en douceur.

A l’approche du premier virage, il faut freiner fort, descendre les rapports pour ensuite stabiliser sa vitesse en courbe. En sortie de virage, je remet le pied à l’accélérateur pour rapidement monter en régime, passer les vitesses via les palettes et refreiner. Le freinage est excellent et endurant grâce aux freins carbone-céramique. Pas un bruit ne se fait entendre, hormis le chant du moteur V10 et le crissement des pneus Pirelli P Zero dans les courbes. Les virages et les lignes droites s’enchaînent avec de plus en plus de confiance et d’aisance.

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La voiture étant neuve (600 km au compteur), j’évite de trop monter dans les tours. Malgré cela, les plaisir de conduite est bien présent. Cette voiture est simple à conduire et pardonne certaines erreurs. C’est justement cela qui plaît aux nombreux acheteurs qui se sont rués à la commander lors de sa présentation début 2014.

Les Lamborghini d’autrefois ont laissé place à une Lamborghini qui peut être utilisée en toute circonstance et dans la vie de tous les jours. Grâce à sa transmission à 4 roues motrices, la voiture colle à la route et sa tenue de route est très saine.

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En ville en mode « Strada », le moteur reste discret avec un passage automatique des vitesses sans le moindre à-coups. Sortie du milieu urbain, on peut mettre le sélecteur situé sur le volant en mode « Sport » pour que la Lamborghini se transforme en véritable voiture sportive laissant libérer le son du moteur v10 de 610 ch et avoir un châssis plus ferme. Le dernier mode « Corsa » est dédié au circuit comme ce fut le cas pour moi. J’ai pu tester les deux et la différence se fait ressentir. La voiture est beaucoup plus agressive et nerveuse. Un vrai régal.

Comme toute supercar, la Lamborghini Huracán a un gros problème : sa garde au sol très basse. Cela peut l’empêcher d’aller dans certaines zones urbaines et faire face à des ralentisseurs, mais aussi des entrées ou des sorties de parking. L’option Lifting System est disponible afin de lever l’avant de la voiture mais elle reste chère : 3000 €. Au prix de base de la voiture (à partir de 203 400 €), cette option nécessaire aurait pu être de série.

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Bilan
La Lamborghini Huracán allie performance absolue avec un excellent comportement routier, une facilité de conduite et une finition à la fois luxueuse et orientée sport.

La conduite de la Lamborghini Huracán LP 610-4 est très simple et change ainsi de ses devancières qui n’étaient pour certaines pas toujours faciles à dompter.

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Les émotions à son volant sont bien présentes. Le son du moteur aurait pu être comme sur les Ferrari plus présent. Le gros défauts de cette petite Lamborghini est le nombre important d’options qui ne sont pas données.

Par rapport à une Audi R8 V10, les sensations sont totalement différentes, avec une grosse préférence pour la Lamborghini Huracán et sa fabuleuse boîte séquentielle à 7 rapports. En revanche, ayant essayé la Ferrari 458 Speciale quelques minutes après la Huracán, mon coeur balance.

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La Ferrari F458 Speciale a un moteur et un son démoniaque avec des accélérations stratosphériques. Mais sa boîte de vitesse séquentielle est beaucoup moins agréable que celle de la Huracán. Elle donne de sérieux à-coups dans les phases de décélération et cela énerve rapidement. Pour que la Lamborghini Huracán soit parfaite, il faudrait lui changer les échappements pour une meilleure sonorité, avoir des indicateurs led en haut du volant indiquant les changements de rapport comme sur la F458 Speciale et enfin avoir une meilleure visibilité arrière. Reste à attendre la nouvelle Audi R8 V10 qui héritera du même châssis, boîte de vitesse à double embrayage et moteur que la Huracán.

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Enfin, côté rangement, il ne faut pas s’attendre à trouver beaucoup de place pour des bagages.

J’adresse tous mes remerciements à l’équipe de Motorsport Academy pour leur bonne humeur, leur professionnalisme, le temps qu’ils m’ont consacré pour cet essai et notamment à Julie pour l’invitation à l’essai.

  • design
  • émotions
  • agrément du moteur et de la boîte de vitesse
  • facilité de conduite
  • équipements technologiques
  • finition
  • visibilité arrière
  • hauteur de toit
  • nombre important d’options
  • peu de rangements et coffre trop petit

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