02 mars 2024

Essai Audi S5 cabriolet V6 TFSI 354 chevaux.

Essai Audi S5 cabriolet V6 TFSI 354 chevaux.

Avant de commencer, je tiens à m’excuser….mais m’excuser de quoi? De ne pas avoir de mini caméra et un bon micro parce que le son du V6 3.0 TFSI accouplé avec la boîte Tiptronic 8 rapports est tout simplement exceptionnel!
Déjà lors de l’essai du S4 B9 Avant au printemps, nous avions remarqué la volonté de ce V6 à pousser les décibels en approche de la zone rouge et des passages de vitesses à 6500 tr/min, mais là, sans la capote, dans nos montagnes, c’est juste génial.

Introduction faite, nous commençons tout d’abord notre essai capoté, le temps que cette dernière sèche après le lavage. Son insonorisation en mousse de polyuréthane limite légèrement les retours des échappements alors prions pour que le soleil réchauffe rapidement la toile.

Retirer la capote se fait grâce à ce bouton magique et avec l’ouverture confort, il est possible de le faire jusqu’à une vitesse de 50 km/h.

Le soleil de ce samedi d’automne éclaircit notre habitacle équipé du volant 3 branches avec multifonction plus et des sièges Sport S.

Les applications Carbone Atlas accentuent la sportivité de notre modèle d’essai.

Nos jantes style Cavo en 19 pouces sont chaussées de pneumatiques Hankook Ventus S1 Evo², les mêmes que sur notre Audi S4 Avant au printemps.

Le pare-chocs avant est spécifique aux modèles S.

Ainsi que celui à l’arrière avec ses quatre sorties d’échappement…oui je suis encore désolé de ne pas vous faire profiter du son.

Appuyons maintenant sur le bouton Start et engageons-nous sur la route. Avant toute chose, sachez que l’essai a été réalisé dans le plus grand respect de la mécanique. Pas d’accélérations moteur froid, pas d’arrêts après une accélération et nous laissons la boîte gérer ses passages de rapports en mode Dynamic.

Avant d’aller sur nos routes de montagne, nous profitons des bords du lac du Bourget le temps que notre V6 TFSI monte tranquillement en température. Ce V6 est toujours aussi onctueux en conduite normale, la gestion du mode Comfort est suffisante sur ce type de route et le son du V6 déjà bien présent. En ville, restons discret avec de légères pressions sur la pédale de droite, aucun intérêt d’être remarqué dans ces lieux.

Mais une fois sur nos routes de prédilection, engageons enfin le mode Dynamic et profitons de notre moteur à explosion…et profitons-en tant que cela existe encore.

Les 500 Nm disponibles de 1370 à 4500 tr/min nous permettent d’obtenir de bonnes relances sans avoir affaire au kick down qui pourrait être parfois désagréable pour le confort du conducteur et des passagers.

Tandis que les 354 chevaux réalisent le passage de 0 à 100 km/h en 5.1s là où le Coupé et la version Sportback exécutent la même prestation en 4.7s, à cause du poids en hausse sur le cabriolet (1915 kg à vide pour ce dernier pour 1690 kg en version Coupé et 1735 kg en Sportback), le cabriolet paye cher son excédent de poids mais se rattrape de toute façon sur le plaisir de rouler cheveux au vent et pour moi ce plaisir ne va pas se compter en dixième de seconde pour une fois.

En parlant de poids, il a une incidence sur les performances du V6 TFSI mais sur la route, cela donne quoi? Le train avant sait se faire oublier dans les passages rapides, non pas dans le sens qu’il devient inexistant, mais tout simplement qu’on peut le placer comme vous le voulez, il suivra (dans la limite du raisonnable bien entendu, tout bon pilote en herbe qui arrivera sans respecter les règles de la physique finira certainement par un gros sous-virage, il n’y a pas de miracle non plus).

C’est plus le train arrière qui changera de comportement selon le type de route. Sur les grandes courbes à vitesses élevées, il tient son cap à partir du moment où l’on garde le pied droit avec une bonne pression sur l’accélérateur et qu’on ne soit pas obligé de lever le pied de façon rapide, cela est dû au fait qu’il s’agit d’un cabriolet et que forcément le châssis travaille un peu plus que sur un coupé.

Dans les virages sinueux rapides, il ne faut pas trop forcer les appuis car là où le Coupé passera sans mouvements de caisses, les limites du cabriolet sont atteintes lors des changements rapides de cap. Pas de miracle non plus car encore une fois, nous avons un cabriolet entre les mains.

En fait, il est tout à fait possible de suivre un très bon rythme sur les routes de montagne grâce à la direction Dynamique, les supensions Sport ainsi que le différentiel quattro sport tous les trois disponibles en option. Lors de notre essai du S4, je trouvais qu’il n’était pas forcément nécessaire d’équiper sa voiture du différentiel quattro sport excepté si vous souhaitiez la mettre sur circuit. Le S5 est ici transfiguré avec l’ajout de ces trois options, une fois le mouvement de caisse absorbé et son transfert de masse appréhendé, le train arrière aidé du différentiel quattro sport vous pousse littéralement vers la sortie du virage. Il est vivant et vous le prouve et on adore ça.

Ce qui nous a particulièrement attiré dans notre S5 cabriolet, et qui nous avait déjà plu lors de l’essai du S4, c’est le côté sonore du moteur. Le sifflement du turbo est lui vraiment discret mais le rugissement du V6 est jouissif. Le fait d’être décapoté décuple le retour dans nos oreilles lorsque vous traversez des barrières rocheuses. A vrai dire, comme nous avions pu le constater lors du test du RS5 V6 2.9, le V6 3.0 est bien plus expressif. D’ailleurs, le plaisir est de rester en mode Dynamic, ou alors en Individual mais l’échappement en mode Dynamic pour les trajets moins sportifs.

Les gens se retournent facilement sur notre S5 grâce au son des 4 sorties d’échappement, même lorsque vous circulez derrière une magnifique Porsche 964 (c’est du vécu). Au final l’essence même de l’Audi S5 Cabriolet est là: profiter cheveux au vent du V6 TFSI dans une ambiance raffinée et discrète du modèle S. Je n’ai pas pu me résigner à changer le mode de conduite une fois le Dynamic selectionné. Vous allez avoir envie de donner un léger appui sur l’accélérateur afin d’avoir votre retour à l’échappement, du bonheur pour les oreilles…c’est donc là que je m’excuse une nouvelle fois de ne pas avoir pu filmer ces moments où l’aiguille du compte-tours approche les 6500 tr/min géré automatiquement par la boîte (notre moteur était déjà rodé).

Avec plus de 150 km réalisés à son volant, nous rendons notre Audi S5 Cabriolet sur une dernière petite accélération sans aller chatouiller la zone rouge, tel un petit chant d’adieu du V6 TFSI. Le plaisir au volant est particulièrement agrémenté par ce son (oui j’insiste, je sais…). Un cabriolet ne fera jamais l’unanimité (nous on aime ça en tout cas, surtout dans notre région) mais contribue fortement au plaisir de cruiser avec une belle réserve de puissance et un châssis largement suffisant pour augmenter le rythme en cas de besoin ou pour les petits plaisirs. Cependant, l’Audi S5 Coupé vous conviendra mieux si vous êtes bien plus réceptif à ce dernier argument, tout comme le S5 Sportback pour ceux ayant besoin de plus d’habitabilité.

Notre Audi S5 noir Mythic est équipé d’une belle liste d’option: affichage tête haute, application Carbone Atlas, Bang & Olufsen Sound System, cuir Nappa fin, différentiel quattro sport, direction dynamique, éclairage d’ambiance, les jantes en 19 pouces finition titane mat, pack assistance route, pack assistance stationnement, pack rangement, phares Audi Matrix LED, sièges avant Sport S et le windschott.
Nous remercions la concession Audi Jean Lain Autosport de Chambéry pour l’organisation de notre essai.

Photographies:

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