Volkswagen E-Bugster de 2012 – Une Beetle 100% électrique à 2 personnalités

Volkswagen E-Bugster de 2012 – Une Beetle 100% électrique à 2 personnalités

La dernière génération de VW Coccinelle a beau être plus puissante et peu moins élégante que les précédentes, cela ne signifie pas qu’elle soit moins respectueuse de l’environnement, notamment avec le concept Volkswagen E-Bugster, entièrement électrique, dévoilé au salon automobile de Detroit en 2012 puis à Pékin la même année. Ce concept car se démarquait par deux personnalités rassemblées dans un seul véhicule : Coupé (via un hardtop) et Speedster.

Dévoilée en janvier 2012 au Salon international de l’automobile d’Amérique du Nord à Detroit dans sa version Coupé puis en avril 2012 à Pékin en version Speedster, la VW E-Bugster concept (biplace du type Coupé et Speedster) s’inscrit dans la lignée sportive de la Beetle apparue en 2011. Son moteur électrique de 85 kWh lui permet d’atteindre 100 km/h en 10,9 secondes et offre une autonomie d’au moins 177 km grâce à ses batteries lithium-ion de 28,3 kWh. Même aux États-Unis, cette autonomie est suffisante pour la plupart des trajets domicile-travail. Et si besoin, la fonction de charge rapide permet une recharge complète en seulement 35 minutes.

Blue-e-Motion pour un avenir propre
Le module électrique central du E-Bugster bénéficie d’une conception innovante ; il ne pèse que 80 kg. L’énergie nécessaire à l’alimentation du moteur électrique est stockée dans une batterie lithium-ion dont les modules sont logés de manière compacte derrière les sièges avant. La capacité énergétique de la batterie, de 28,3 kWh, offre une autonomie d’au moins 180 km en ville. Même dans un pays aussi vaste que les États-Unis, cette distance est suffisante pour la plupart des trajets domicile-travail. Grâce à la fonction de recharge rapide, la batterie peut être rechargée en 35 minutes sur les bornes de recharge compatibles. À domicile, la batterie de l’E-Bugster peut également être rechargée sur les prises 120 volts courantes aux États-Unis (ou sur les prises 230 volts en Europe). La prise pour le câble de recharge se situe sous la trappe à carburant, près du montant C.

Grâce à un nouveau système de recharge combiné – développé en collaboration avec les constructeurs automobiles allemands Audi, BMW, Daimler, Porsche et Volkswagen, ainsi qu’avec les partenaires américains Ford et General Motors/Opel – l’E-Bugster pouvait être rechargé via une interface, quel que soit le mode de recharge disponible.
Sont possibles :
• la recharge monophasée en courant alternatif
• la recharge ultra-rapide en courant continu sur les bornes de recharge.

Ceci nécessitera le développement d’une nouvelle norme industrielle uniforme pour les connecteurs des futurs véhicules électriques, accessible à tous les constructeurs. Cette normalisation s’étend même au-delà du connecteur lui-même : dans le système de recharge combiné, le contrôleur de charge et l’architecture électrique doivent être compatibles avec tous les types de recharge. Cela permettra de réduire les coûts et de simplifier le déploiement mondial de la mobilité électrique.

Recharge de la batterie au freinage
L’énergie demandée par le conducteur de la VW E-Bugster via la pédale d’accélérateur est affichée en temps réel sur un indicateur de puissance. Le tableau de bord comprend également un indicateur d’autonomie et un affichage du niveau de charge de la batterie. Autre nouveauté sur la Beetle : un indicateur affichant l’intensité de la récupération d’énergie au freinage. Dès que le conducteur relâche l’accélérateur ou la pédale de frein, l’énergie cinétique est convertie en électricité et stockée dans la batterie. Ceci augmente l’autonomie de l’E-Bugster. Volkswagen nomme d’ailleurs ce groupe motopropulseur électrique Blue-e-Motion. Dès 2013, des unités portant ce nom ont équipé des véhicules comme la Golf.

Des visions deviennent réalité
Bugster ? Ça ne vous dit rien ? Bien sûr : Ragster ! C’était en janvier 2005, à Detroit également. Volkswagen y présentait une New Beetle transformée en roadster à toit décapotable incliné : la Ragster. Une vision du design pour la Coccinelle de demain. Plus large, plus basse, plus sportive. En 2005, le slogan soulignant la faisabilité du concept était : « Tout est envisageable ! ». En 2012, il avait évolué vers : « Tout est réalisable !» Car l’idée du Ragster – plus large, plus basse, plus sportive – est devenue réalité (à l’exception du cabriolet) en octobre 2011 avec la Coccinelle de série. Alors, que signifie exactement le nom E-Bugster ? C’est simple : une combinaison du « E » pour les modèles électriques, du surnom américain de la Coccinelle, « Bug », et du type de véhicule « speedster », qui désigne un coupé deux places décapotable.

Les proportions d’une voiture de sport
L’E-Bugster est une Coccinelle au dynamisme exceptionnel. C’est une véritable voiture de sport. Sa hauteur est inférieure à 1 400 mm, soit environ 90 mm de moins que la Coccinelle à toit rigide. Le modèle de série affiche déjà une allure puissante grâce à ses proportions sculptées. La largeur de l’E-Bugster (1 838 mm) a augmenté de 30 mm, tandis que sa longueur (4 278 mm) reste identique à celle du modèle de série. L’E-Bugster présente un style dynamique unique sous tous les angles. De nouveaux éléments stylistiques viennent enrichir certains détails de la version de série. Sur la route, le concept-car semble former un bloc monolithique. Ceci s’explique par un fait simple : lors du développement du modèle de série présenté en octobre 2011, l’équipe de conception de la Coccinelle avait déjà envisagé toutes les variantes possibles pour les modèles futurs. C’est en partie ainsi qu’est né le E-Bugster, un bolide à moteur électrique.

Avant et arrière du Bugster
À l’avant, le pare-brise large et incliné attire immédiatement le regard ; sa surface vitrée s’étend latéralement jusqu’au-dessus des montants A. L’E-Bugster, équipé de phares à LED, se distingue également par ses pare-chocs fortement personnalisés, dérivés de ceux de la Coccinelle de série : les designers ont intégré les feux de jour de part et d’autre de la prise d’air centrale sous forme de bandes de LED en forme de C (naturellement symétriques à droite). Depuis la présentation du concept-car VW e-up! en Europe, ce type de feux de jour est devenu une sorte de signature parmi les prototypes de véhicules électriques de Volkswagen. Ces éléments stylistiques se retrouvent également, sous une forme modifiée, dans les réflecteurs du pare-chocs arrière, lui aussi redessiné. La lunette arrière de l’E-Bugster prouve que les vitres arrière d’un bolide n’ont pas besoin de restreindre la visibilité comme les meurtrières des remparts : elle est extrêmement large.

Profil latéral du Speedster
Un speedster se doit d’avoir des vitres inclinées et un toit bas. L’E-Bugster possède justement ces caractéristiques ! Sous les passages de roues évasés typiques, on trouve des jantes de 20 pouces dérivées des jantes « Twister » de 18 pouces de la Coccinelle, chaussées de pneus 235/35 R20. Entre les ailes, on retrouve le « V » caractéristique de la plus célèbre des Coccinelles. Depuis le bas de caisse, le regard est attiré vers le haut par la large surface lisse et homogène de la porte et la ligne de contour au-dessus de la poignée, qui semble avoir été sculptée au couteau. Quelques centimètres plus haut, la Coccinelle se transforme en speedster : les designers ont prolongé le jonc chromé du bas de la vitre vers l’arrière ; il court désormais (comme sur la VW New Beetle Cabriolet) d’un montant A à l’autre. Le toit rigide du « Bug » (pouvant être retiré) se prolonge en un arc discret au-dessus de cette ligne chromée. Suivant la courbe du toit – dans le plus pur style speedster – se trouve le bord supérieur des vitres latérales. La hauteur entre le bord inférieur chromé des vitres et la ligne de toit est de seulement 400 mm. Et c’est exactement ce qu’il faut pour un speedster !

Un intérieur avant-gardiste
L’alliance d’équipements de pointe et de performances dynamiques se retrouve également à l’intérieur. Les sièges sport et le tunnel central continu couleur carrosserie soulignent le caractère sportif de l’E-Bugster. L’utilisation de l’aluminium pour les poignées de porte et les guides de ceinture, ainsi que le design léger du volant, créent un lien direct entre l’extérieur et l’intérieur. Démarrer l’E-Bugster est une expérience unique : le bouton Start active non seulement le système de propulsion, mais déclenche également un spectacle lumineux : l’habitacle s’illumine d’abord d’une lumière blanche, puis d’une lumière bleue. Le tout commence par une pulsation lumineuse sur le tableau de bord. De là émane la lumière sous la forme d’une fine ligne lumineuse, d’à peine un millimètre de large, qui se propage dans les rebords des vitres des portières et autour des buses d’aération – une sorte de réveil visuel de l’E-Bugster.

Photos : Sylvain Richard – 4Legend.com / Volkswagen

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