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Le pilote Bugatti Louis Chiron – Sa vie et sa carrière

Le pilote Bugatti Louis Chiron – Sa vie et sa carrière

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Louis Alexandre Chiron est né le 3 août 1899 à Monte Carlo. Le Monégasque fait partie des pilotes de course les plus célèbres de son temps. Aucun autre pilote est aussi intimement lié au nom de Bugatti que Chiron, aucun autre n’est synonyme d’innombrables victoires sur le circuit de course alsacien. Il démarre sa carrière pour de nombreuses marques mais, la période la plus brillante de sa carrière, Chiron la passe à bord des voitures de course Bugatti.

Fils du Maître de l’Hôtel de Paris à Monaco, il perd sa mère à un âge précoce ; il est donc élevé quelque temps chez son grand-père, un viticulteur de Provence. Lors d’une visite sur le lieu de travail de son père, Louis est remarqué par une aristocrate russe sans enfants qui prendra soin du jeune garçon et se chargera de son éducation. Chiron, âgé de 15 ans, apprend à conduire avec le chauffeur de sa bienfaitrice – une faculté qui lui permettra au cours de la 1ère Guerre mondiale de devenir chauffeur de l’état-major et des maréchaux tels que Pétain et Foch dans le quartier général de l’armée française.

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À la fin de la guerre, Chiron travaille comme concessionnaire automobile et fonde avec William Charles Grover un garage à Nice avec un espace de vente et un atelier. Les deux nouent contact avec Ernst Friderich, un ancien pilote de course qui est un concessionnaire de Bugatti à Nice depuis 1924. Aussi bien Grover, connu plus tard sous son pseudonyme « Williams » et lui-même pilote de course talentueux, que Chiron sont initiés par Friderich au sport automobile. Chiron convoie d’abord pour le compte de Friderich des modèles Bugatti de l’usine de Molsheim à la Côte d’Azur. Ces trajets s’avèrent être un bon entraînement et permettent en outre à Chiron de faire la connaissance d’Ettore Bugatti.

Par la suite, Chiron célèbre déjà ses premières victoires au volant d’une Type Brescia au cours de nombreuses courses de côte du sud de la France. En 1925, il remporte comme pilote privé à bord d’une Bugatti Type 30 une série de courses et finit la saison en tant que champion de l’Automobile Club de Nice.

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Peu après, il fait la connaissance d’Alice « Baby » Hoffmann-Trobeck qui est mariée à l’héritier du groupe pharmaceutique Hoffmann-La Roche, Alfred Hofmann. Les talents du jeune pilote séduisent ce dernier à tel point qu’il lui achète une Bugatti Type 35 pour la saison de 1926 – une des meilleures voitures de course de tous les temps. Cette rencontre scellera définitivement la carrière du Monégasque talentueux. D’autres victoires importantes ont contribué à faire du nom Chiron un synonyme de la marque Bugatti. Louis Chiron gagne dans la même année sa première course importante en circuit fermé, le Grand Prix du Comminges, ainsi que diverses courses de côte. En 1927 il prend le départ au volant de la Type 35 B, une variante d’une puissance accrue. Ainsi, il gagne non seulement le Grand Prix de France, mais attire également l’attention d’Ettore Bugatti en personne.

En 1928, âgé de 29 ans, il devient le numéro un de l’équipe de l’usine Bugatti. Chiron remporte à bord de la Type 35C une douzaine de courses, entre autres à Rome, Reims, San Sebastian ainsi que le Grand Prix d’Europe de Monza. Également au cours des quatre années qui suivront, Chiron restera la vedette de Bugatti. En 1929, il participe pratiquement tous les week-ends à des courses avec de nombreux modèles Bugatti, il remporte même la course du Klausen suisse, course en montagne réputée en son temps pour être la plus difficile. En 1930 il a réitéré ce triomphe à bord de la légendaire Bugatti Type 45 de 16 cylindres. En 1931, Bugatti lance le modèle prometteur Type 51 et Chiron triomphe premier ; il est jusqu’à aujourd’hui le seul Monégasque à avoir participé au Grand Prix de Monaco. Il est à l’apogée de sa carrière et, à cette époque, le meilleur pilote de course au monde.

En 1933, Chiron quitte l’entreprise et fonde avec Rudolf Caracciola l’association privée « CC », qui s’effondra malheureusement rapidement la même année après l’accident de Caracciola à Monaco. Sur ce, il part chez la Scuderia Ferrari et Mercedes – mais sans grands succès. Après la Seconde Guerre mondiale, il remporte encore deux fois le Grand Prix de France.

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Il participe à son dernier Grand Prix en 1955 à Monaco, à l’âge de 56 ans, et demeure donc jusqu’à nos jours le pilote le plus âgé ayant jamais participé à une course de Formule 1.

Chiron est ensuite invité par le Prince Rainier III à exercer la fonction de directeur de course pour les deux grands événements de sport automobile de la Principauté, le Rallye automobile Monte-Carlo et le Grand Prix de Monaco. Chiron s’acquitte de cette mission jusque peu avant sa mort le 22 juin 1979 à Monte Carlo.

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