Audi nanuk quattro concept de 2013 – La sportivité sous une forme inédite

Audi nanuk quattro concept de 2013 – La sportivité sous une forme inédite

Audi a présenté au salon de l’automobile de Francfort – IAA 2013 – un concept car tout-terrain tirant son nom d’un ours polaire blanc : l’Audi nanuk quattro concept motorisée par un moteur V10 TDI. Conçue en tant que crossover, elle allie le dynamisme d’une voiture de sport de haute performance au savoir-faire qu’Audi a acquis avec la technologie quattro sur les routes, les circuits et en tout-terrain.

Audi a mis au point le showcar Audi nanuk quattro en étroite coopération avec les designers d’Italdesign Giugiaro. De cette coopération est née une voiture de sport à l’aise en toutes circonstances et sur tous les types de sol – qu’il s’agisse de circuits, d’autoroutes, de départementales sinueuses, de tout-terrain, de sable ou de neige. Conçue en tant que crossover, elle allie le dynamisme d’une voiture sport à moteur central et la polyvalence d’une automobile sportive pour les loisirs.

Un design extérieur atypique
L’Audi nanuk quattro concept présente un empattement de 2 710 millimètres. Sa longueur s’élève à 4 541 millimètres, sa largeur à 1 990 millimètres et sa hauteur à 1 337 millimètres.

La carrosserie porteuse est une construction Audi Space Frame (ASF) légère en aluminium ; la carrosserie extérieure est formée par des composants en fibres de carbone laqués rouge extrême. Anguleux et pointus, ils semblent exclure toute concession. Véritable sculpture dynamique sur roues, l’Audi nanuk quattro concept entamait en 2013 un chapitre inédit dans l’histoire du langage stylistique d’Audi.

L’avant de l’étude comporte une calandre Singleframe hexagonale dans une version très plate. Un mince encadrement en aluminium l’entoure.

Les feux de jour dynamiques révèlent lors du démarrage l’appartenance à la gamme Audi et font en même temps office de clignotants à affichage dynamique. Le passage des feux de croisement aux feux de route est très marqué grâce à la nouvelle technologie Audi Matrix LED. Lorsque le showcar circule avec les feux de croisement allumés, il donne une impression de clarté et d’ouverture ; avec les feux de route, par contre, il semble tapi sur la route et plus focalisé.

À l’avant, les grandes prises d’air sont repoussées vers l’arrière. Leur intérieur est structuré par trois baguettes verticales. Le blade, qui forme l’extrémité inférieure du pare-chocs, comporte des fentes pour l’admission d’air. Les quatre anneaux sont fixés sur la calandre Singleframe.

Dans la vue de côté de l’Audi nanuk quattro concept, le dessin des ailes prédomine. La partie avant présente un galbe qui constitue un élément classique du langage stylistique d’Audi. La partie arrière dessine une espèce de vague au-dessus de la roue. La partie vitrée est basse, le montant arrière à angle plat forme une transition fluide vers l’arrière. Dans la partie inférieure des côtés, de larges jupes terminent les bas de caisse.

La portière est modelée. Les parties supérieures et inférieures sont en saillie, tandis que le milieu est légèrement renfoncé. Les portières s’ouvrent en oblique vers le haut. Des caméras en filigrane, qui évoquent des ailes, remplacent les rétroviseurs extérieurs. La découpe de portière est suivie par un grand sideblade vertical, comme sur la voiture sport haute performance Audi R8 ; c’est lui qui alimente en air le moteur V10 TDI. Un second blade plus petit derrière la vitre arrière est mobile et permet à l’air de traverser le compartiment moteur.

À l’arrière aussi, les surfaces en saillie et renfoncées se succèdent. Une partie concave courant sur toute la largeur accueille les anneaux Audi, les feux arrière et le troisième feu stop, qui est conçu sous forme de bandeau plat entre les feux. La plaque d’immatriculation est montée sur une autre surface renfoncée dans la partie inférieure de l’arrière. Le diffuseur intègre les deux grandes sorties rondes du système d’échappement.

La lunette arrière de grande taille révèle le moteur TDI. Lors des travaux de maintenance, le revêtement complet de l’arrière peut être enlevé d’une seule pièce, comme sur une voiture de course. Les bagages des occupants se rangent à l’avant, qui peut accueillir deux valises à roulettes ou un sac de golf.

Un habitacle résolument tourné vers le conducteur
L’intérieur de l’Audi nanuk quattro concept est réduit à l’essentiel. L’architecture intérieure est basée sur le combiné d’instruments. Un îlot en carbone accentue le poste de conduite et la focalisation sur le conducteur. Le tableau de bord semble suspendu en l’air et souligne les lignes horizontales tout comme la largeur de l’automobile.

Il est supporté par des étriers en aluminium qui reposent sur la console centrale. Cette dernière comporte un rembourrage souple sur la face extérieure. Outre les nombreux vide-poches, une fixation en matériau souple est intégrée aux portières qui s’ouvrent en ciseaux.

Tous les éléments de commande, notamment celui de la suspension pneumatique à régulation électronique, la Touchwheel pour les fonctions de navigation et multimédia ainsi que les clignotants, sont regroupés sur la console centrale et sur le volant.

Les sièges – à dossier rabattable, bourrelets latéraux prononcés et appuie-tête intégré – sont à réglage électrique. Un téléphone portable peut être rechargé par induction dans l’Audi phone box.

L’étude est dépourvue de cadrans et d’aiguilles, mais présente un combiné d’instruments librement programmable – le conducteur peut choisir les affichages et informations qu’il désire.

Au niveau des montants avant, deux petits écrans, les rétroviseurs numériques, présentent les images prises par des caméras fixées sur les portières. De même, l’écran central monté sur le ciel de pavillon remplace le rétroviseur intérieur.

La façade du tableau de bord est rehaussée par de l’aluminium foncé ; sa face supérieure est revêtue de cuir fin gris minéral tout comme les sièges, les accoudoirs et les contre-portes.

Le troisième matériau employé dans l’habitacle de l’Audi nanuk quattro concept est un composite en fibres de carbone.

Motorisation et performances
Le moteur V10 TDI qui anime la deux places est monté dans le sens de la longueur devant l’essieu arrière. Le puissant diesel délivre à partir d’une cylindrée de 5,0 litres une puissance de plus de 544 ch (400 kW) et un couple de 1 000 Nm dès 1 500 tr/min. La suralimentation par turbo est activée via l’Audi valvelift system. La pression d’injection dans la rampe commune s’élève à 2 500 bars. La boîte S tronic à sept rapports renforcée – logée derrière le moteur – transfère le couple à la transmission quattro adaptée en conséquence.

L’Audi nanuk quattro concept pèse environ 1 900 kilogrammes à vide. L’accélération de 0 à 100 km/h ne dure que 3,8 secondes, la vitesse maximale est de 305 km/h. La consommation moyenne est limitée à 7,8 litres de carburant aux 100 kilomètres – une excellente valeur due entre autres à la gestion thermique novatrice avec ses circuits de refroidissement séparés et à la pompe à huile à régulation en continu.

Châssis
Sur le châssis de l’étude, des bras doubles transversaux guident les roues de 22 pouces, les pneus ont les dimensions 235/50 R22 à l’avant et 295/45 R22 à l’arrière. Les disques de frein sont réalisés en céramique renforcée de fibres de carbone, offrant une excellente résistance à la chaleur et à l’usure.

En ce qui concerne l’adaptive air suspension, Audi présente la génération suivante de la suspension pneumatique avec régulation de l’amortissement. D’une part, le conducteur peut modifier la garde au sol de l’Audi nanuk quattro concept manuellement sur trois niveaux dont le niveau normal, un niveau surbaissé de 30 millimètres et un niveau surélevé de 40 millimètres. D’autre part, le système régule lui-même le niveau de la carrosserie en tenant compte de la vitesse momentanée et des données relatives au trajet fournies par le système de navigation. Sur l’autoroute, par exemple, la carrosserie reste surbaissée même lorsque l’Audi nanuk quattro concept roule à faible vitesse. Si le conducteur bifurque et emprunte une piste terrassée, la carrosserie est automatiquement relevée.

Un autre atout technique remarquable de l’étude est sa direction intégrale – elle permet de résoudre le conflit qui oppose le dynamisme et la stabilité. En effet, le système combine la direction dynamique Audi sur l’essieu avant, qui a fait ses preuves et peut avoir un effet stabilisant sur le véhicule dans les plages limites en virage, à une direction supplémentaire pour les roues arrière. Deux barres de connexion actives sont activées par des actionneurs.

Lorsque le conducteur braque à faible vitesse et moyenne, les roues arrière sont braquées jusqu’à neuf degrés en sens inverse des roues avant. De ce fait, l’empattement est réduit virtuellement d’environ 100 centimètres – le diamètre de braquage tombe à dix mètres environ, la maniabilité gagne en agilité. L’Audi nanuk quattro concept répond avec spontanéité aux impulsions de braquage et conserve sa neutralité en virage.

À grande vitesse, le système braque les roues arrière jusqu’à un angle de 2,5 degrés dans le même sens que les roues avant. L’empattement est ainsi allongé virtuellement de quelque 140 centimètres, ce qui profite à la stabilité. Sur l’autoroute, le concept car est plaqué au sol et maîtrise avec sérénité les virages pris à grande vitesse et d’éventuelles manœuvres d’évitement.

Photos : 4Legend.com / Audi

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